L’éco-citoyenneté, les jeunes et la mondialisation: Des défis à relever, des opportunités à saisir!

Le 5 septembre prochain, Éco-stage, en collaboration avec C-Vert, le Partenariat Jeunesse pour le Développement Durable, et le Mouvement Interculturel pour l’Environnement, vous invite à participer à un café citoyen autour des thèmes de la citoyenneté, de la mondialisation, de l’environnement et de la Jeunesse.

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À l’heure de la mondialisation, comment construire ensemble des communautés durables?

Votre avis est important! C’est pourquoi nous tenterons, avec vous, de donner des éléments de réponse à cette question complexe lors d’un Forum écocitoyen qui se tiendra :
Le 5 septembre 2013
de 9h30 à 11h30
à la TOHU (2345 Jarry Est, coin Iberville)
En présence de M. Léo Bureau-Blouin
.

Dans le cadre de la consultation nationale Destination 2030Éco-stageC-Vert, le PJDD et le Mouvement Interculturel pour l’Environnement vous invitent à une activité de réflexion collective, dynamique et interactive. Organisée par le Secrétariat à la jeunesse avec les Forums jeunesse régionaux, cette consultation a pour but de planifier le renouvellement de la présente Stratégie Jeunesse.

Notre activité prendra la forme d’un café citoyen où vous aurez l’occasion d’échanger sur les enjeux croisés de la mondialisation, de la citoyenneté et de l’environnement avec d’autres jeunes leaders de la région de Montréal. Ensemble, nous tenterons de rechercher des solutions concrètes aux défis auxquels devra faire face la société québécoise d’ici l’horizon 2030.

Les résultats de ce forum Éco-citoyen seront enregistrés et transmis aux instances concernées, dont le gouvernement du Québec.Le président de la consultation gouvernementale, M. Léo Bureau-Blouin, sera présent pour échanger avec vous et réagir à vos contributions.

Nous, Éco-stage, C-Vert et PJDD avons pris le parti de penser que les jeunes doivent être mis à contribution dès maintenant dans la recherche de solutions aux problématiques qui les affectent. Nous pensons que les jeunes doivent bénéficier d’une plate-forme pour exprimer leurs besoins et influencer les mesures et politiques adoptées en leur nom, afin de devenir les contributeurs qu’ils aspirent à être dans la société présente et à venir. À travers cette activité, nous voulons donc prendre le pouls de vos priorités dans le but d’aider à élaborer une stratégie en mesure de répondre aux besoins et préoccupations de la jeunesse du Québec.

Nous nous engageons pour notre part à partager avec vous les résultats de cette activité, et à assurer un suivi des propositions qui émergeront auprès des instances gouvernementales et des autres intervenants interpellés par ces thématiques.

Intéressé(e)? Inscrivez-vous ici pour confirmer votre présence. Nous confirmerons par courriel votre inscription et vous enverrons l’horaire final de l’activité.

On se voit le 5 septembre à la TOHU!

D’ici là, nous vous souhaitons un excellent mois d’août.

L’équipe C-VertÉco-stagePJDDMIE.
 

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Un marché des savoirs à saveur d’agriculture urbaine, le 4 juin à Santropol Roulant

Tout comme nous, vous trippez sur l’agriculture urbaine et aimeriez acquérir ou partager des connaissances à ce sujet? @E-180 organise un Marché des Savoirs, Édition Agriculture urbaine, qui se tiendra le 4 juin à Montréal de 18-20h chez Santropol Roulant. Éco-stage est partenaire de cet événement ouvert à tous en échange d’une contribution volontaire. Les fonds amassés seront remis à Santropol Roulant. Venez en grand nombre! 

devantmaison_agrimtlPuisque nous arrivons à ce moment de l’année où les gens rangent au placard les skis et sortent l’attirail de jardinage, cet événement se veut une opportunité de s’inspirer et recueillir des informations nécessaires à la découverte de nouvelles techniques en agriculture urbaine. Rien de mieux qu’un individu ayant transformé son balcon en potager urbain pour parler de son expérience et inspirer de nouveaux jardiniers.

Un marché des savoirs, qu’est-ce c’est?

Le Marché des savoirs, Spécial Agriculture urbaine, est un 6@8 d’échanges de connaissances où les Membres E-180, les sympathisants d’Éco Stage et les as de l’agriculture urbaine à Montréal pourront repartir avec des conseils pratiques pour l’organisation de leurs prochaines activités de jardinier urbain, venant des autres participants et des partenaires de l’événement.

Qui est E-180?

E-180 est un site web de jumelage connectant les membres aux intérêts similaires intéressés à échanger des connaissances le temps d’un café. C’est ce qu’on appelle le micro-mentorat. Lancée publiquement en novembre 2012, la plateforme E-180 destinée aux individus compte maintenant près de 2685 membres et a généré près de 500 rencontres de partage des savoirs.

Les utilisateurs se créent un profil et y indiquent leurs Offres et leurs Demandes de connaissances selon des catégories pré-établies. Chacun peut ensuite parcourir le site afin de découvrir des membres à rencontrer en fonction de leurs besoins d’apprentissage ou des connaissances qu’ils ont à partager.

Cliquez ici pour en savoir plus…

Qui est Santropol Roulant?

jardin santropolLe Santropol Roulant utilise la nourriture comme véhicule pour briser l’isolement social et économique entre les générations et les cultures, depuis 1995. De manière créative et collaborative, il travaille à renforcer et à nourrir sa communauté par des approches novatrices sur les thèmes de l’engagement des jeunes, des systèmes alimentaires urbains et de la sécurité alimentaire.

C’est aussi un organisme dynamique et vivant, à l’image des plantes qui poussent sur son toit et des bénévoles qui soutiennent ses activités.

Cliquez ici pour découvrir les multiples projets emballants du Roulant!

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Après Rio+20 – Quel avenir pour le Québec? Les répercussions du Sommet Rio+20 sur le modèle de développement économique québécois

Après Rio+20 – Quel avenir pour le Québec? Les répercussions du Sommet Rio+20 sur le modèle de développement économique québécois

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** Événement organisé par le Chantier de l’économie sociale, les YMCA, Humaniterre, le Partenariat jeunesse pour le développement durable, le Conseil régional d’économie sociale de la Mauricie, Écostage, l’institut du nouveau monde et WeCanada **

Dans le contexte actuel où les crises écologiques, financières, alimentaires, économiques se multiplient, nous sommes nombreux à remettre en question le modèle économique en place et à chercher des réponses parmi des modèles alternatifs de développement.

La conférence internationale sur le Développement durable des Nations-Unies, Rio+20, qui a réuni les États en juin 2012, avait pour but de proposer des solutions de développement à l’échelle globale. Cet événement a-t-il eu des conséquences sur les acteurs-terrain?

Ici au Québec, comme ailleurs dans le monde, plusieurs solutions alternatives sont développées et le développement durable n’a jamais été aussi tendance.

Décroissance, économie sociale, responsabilité sociale des entreprises, quels sont les moyens à mettre en œuvre pour atteindre un autre modèle de développement?

Quand ? 28 mai 2013 – 17h

Où ? Espace LaFontaine – 3933, avenue du Parc-La Fontaine

Qui ?

Dario Iezzoni  Animateur – Dario Iezzoni, directeur, ventes et marketing, Brûlerie Santropol

Dario Iezzoni, un écocitoyen engagé. Il a été avocat de 1997 à 2013, il détient un MBA de l’école des HEC et a dirigé Equita, la filiale de commerce équitable d’Oxfam-Québec de 2002 à 2008.

Sous sa gouverne, Equita étendra sa marque de respect sur le café, le thé, le chocolat, le sucre, le riz, les épices et les fruits séchés: la plus vaste gamme de produits alimentaires équitables au Canada.

Dario croit que la performance économique peut aussi servir l’intérêt des plus démunis de la planète.

Depuis juin 2008 à l’emploi de la Brûlerie Santropol, micro-torréfacteur de cafés équitables et biologiques, sa passion demeure toujours la même. Que ce soit à titre de bénévole auprès de la Fondation Monique-FitzBack ou comme animateur d’une émission sur l’économie sociale et solidaire sur les ondes de CIBL 101,5 FM, il aime se vouer à sa cause : changer la façon de faire des affaires – équitable, écologique et solidaire; au quotidien. Et ça marche!

Frédéric BourrelyÉconomie sociale – Fréféric Bourrely, SODER

Frédéric Bourrely est ingénieur de formation et diplômé d’un MBA de HEC Paris. Après 5 années en emploi dans les services aux entreprises, il prend le tête d’une antenne locale de la Croix Rouge qui apporte un soutien psychologique aux itinérants à Paris. Arrivé au Québec en 2008, il y exerce différents mandats de conseil en développement durable avant de devenir en mars 2009 directeur général de la SODER, Société de Développement Environnemental de Rosemont, organisme mandataire des programmes éco-quartier et Tandem pour Rosemont – La Petite Patrie. La SODER est une structure qui encourage la participation citoyenne et l’entrepreneuriat. Depuis 2010, la SODER a créé et repris deux entreprises d’économie sociale : Lange Bleu, service de couches lavables et Les Pousses Urbaines, organisme d’intégration de jeunes par l’horticulture et l’agriculture urbaine.

Frédéric Bourrely est président du regroupement des éco-quartiers de Montréal depuis mars 2011.

 

Frédéric MelocheResponsabilité sociale – François Meloche, Bâtirente

François Meloche est Gestionnaire risques extra-financiers chez Bâtirente. Bâtirente,  est  un  système  de  retraite s’adressant aux membres des syndicats affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). M. Meloche a travaillé pendant plusieurs années au sein de firmes spécialisées en évaluation sociale et environnementale des entreprises, dont le Groupe investissement responsable, Sustainalytics et l’Interfaith Center on Corporate Responsibility (ICCR). Il est co-fondateur d’Equiterre.Il a fait partie de la délégation jeunesse représentant le Canada au Sommet de la terre en 1992 et au sommet de la jeunesse au Costa Rica. Il était également présent  à Rio l’an dernier, dans le cadre de la conférence de l’ONU Rio+20.

 

Geoff GarverDécroissance – Geoff Garver, Université McGill

Geoff Garver termine son doctorat en géographie à l’Université McGill et occupe le poste de professeur adjoint en droit à l’Université Laval. Depuis 2010 il est membre du Comité consultatif public mixte de la Commission de coopération environnementale de l’Amerique du Nord. Il œuvre également à titre de conseiller indépendant en environnement auprès de l’Organisation des États américains.  Il a déjà exercé les fonctions de directeur de l’Unité des communications à la Commission de coopération environnementale de l’Amérique du Nord, œuvré comme avocat plaidant et occupé le poste de chef adjoint par intérim à la division de l’environnement et des ressources naturelles du Department of Justice des États-Unis.  Il a également exercé les fonctions d’adjoint spécial et de conseiller principal en politiques auprès de l’administrateur assistant du service d’assurance de l’application et de l’observation des lois à l’Environmental Protection Agency des États-Unis. Il est détenteur d’une maitrise en droit (LLM) de l’Université McGill, d’une licence en droit (Juris Doctor) de l’école de droit de l’University of Michigan et d’un baccalauréat en sciences de la Cornell University.  M. Garver est co-auteur du livre Right Relationship: Building a Whole Earth Economy (2009).

RSVP à catherine.gagne@chantier.qc.ca

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Nous sommes ce que nous mangeons : pourquoi l’alimentation peut-elle changer le monde?

Par Cédric Jamet, coordonnateur

P1080992Il y a quelques jours, dans le cadre de leur projet collectif Aliment’aktion organisé en collaboration avec plusieurs groupes étudiants de l’UQAM (le GRIP, le Cétacé et le Ras l’Bol), les éco-stagiaires ont eu le plaisir d’accueillir David Côté, cofondateur de Crudessence, pour une conférence – discussion sur son rapport à l’alimentation vivante et l’activisme environnemental. J’ai essayé, avec les remarques ci-dessous, de résumer ce que j’ai récolté de cette heure passée à l’écouter.

1 – Je ne peux changer le monde sans me changer moi-même.

Or, la manière dont je me nourris détermine mon rapport au monde. Si je veux changer le monde, je dois commencer par me constituer un corps sain, ce qui passe par une alimentation saine : manger bio, manger végétarien pour être en santé mais aussi pour limiter nos impacts sur la planète (pour un monde en santé?). Manger vivant revient à faire en sorte de donner à mon corps ce dont il a besoin pour faire ce qu’il a à faire. Cela revient à assainir l’écosystème qu’est notre corps, pour pouvoir assainir l’écosystème qu’est notre monde. C’est une démarche sur soi-même dans un premier temps, sur les autres ensuite, et c’est là l’objectif de Crudessence : nourrir, éduquer et montrer pour changer le monde une bouchée, une personne à la fois, en étant des acteurs de la transition vers une alimentation saine.

2 – La question que nous devrions tous nous poser : pourquoi mangeons-nous?

Repenser notre rapport à l’alimentation, c’est se demander pourquoi nous mangeons aujourd’hui. David argue qu’aujourd’hui beaucoup trop de gens trouvent dans la nourriture un médium pour compenser un mal être, par besoin de réconfort, voire par habitude. On devrait plutôt, selon lui, commencer par se demander comment notre alimentation peut être un geste de respect et même d’amour envers nous-mêmes. On devrait en premier lieu apprendre à se respecter soi-même à travers ce qu’on donne à notre corps, et à se conscientiser, par son alimentation, à la manière dont on se reconstituons soi-même, à chaque jour. C’est un mouvement à deux sens : David affirme que, s’il est vrai que notre alimentation doit nous permettre de nous réconcilier avec nous-mêmes et avec le monde, on ne peut pas s’engager dans le changement durable si l’on n’est pas prêt à s’engager dans un travail d’acceptation de nous-mêmes, si on ne cultive pas en même temps l’empathie avec nous-mêmes. Il n’y a selon lui aucun sens à changer d’alimentation dans une perspective purement morale, pour se conformer à un idéal qui nous est imposé de l’extérieur, sans être prêt à faire la paix avec soi-même. Il faut le faire pour soi avant toute chose, parce que ça nous inspire de la joie et du plaisir, et non par culpabilité. Alors seulement serons-nous capables de réellement changer en profondeur, et de changer les choses autour de nous.

3 – Nous sommes ce que nous mangeons

À travers notre alimentation, notre corps se régénère, et trouve l’énergie pour accomplir les fonctions élémentaires de la vie. Nous avons besoins de sucres, d’acides gras, d’acides aminés, de minéraux, et même d’autres micro-organismes (bactéries, etc.), etc. pour construire de nouvelles cellules, et pour assumer nos fonctions corporelles (respirer, se mouvoir, digérer, penser, etc.). Une alimentation saine est une alimentation qui intègre pleinement ce fait, et qui maximise l’apport et l’équilibre en nutriments dont nous avons besoin pour, simplement, vivre. Une alimentation saine est une alimentation en mesure de nous apporter les éléments dont nous avons besoin de façon à ce qu’ils soient facilement assimilés. Une alimentation variée, biologique (limitant l’apport d’éléments extérieurs tels les pesticides et les engrais), non transformée (limiter l’apport en ingrédients superflus et autres perturbateurs endocriniens), et équilibrée. Malheureusement, une grande partie de la nourriture consommée au Canada ne répond pas à ces standards, et les impacts sur la santé environnementale et humaine sont immenses.

En partageant avec nous quelques expériences et éléments de réflexion sur le parcours qui l’a mené à fonder Crudessence, David a su nous livrer un témoignage inspirant et une perspective nouvelle sur la manière dont on peut changer le monde en se changeant d’abord soi-même. Un grand merci à lui pour sa disponibilité, et à l’équipe des Éco-stagiaires pour l’organisation d’Aliment’aktion. Le projet continue chaque jeudi et vendredi du mois de mars, à l’UQAM (3e étage du pavillon Judith Jasmin). Rejoignez leur page Facebook Pour vous tenir au courant des activités à venir.

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Bien manger sans s’endetter: Aliment’aKtion, le projet collectif des Éco-stagiaires cet hiver.

Par Kelly Duqueine, Charles Normandin, Marie-Pier Viens, et Marc-André Yelle, éco-stagiaires cet hiver à Montréal
Alors que les questions d’endettement étudiant font la une des journaux, que les prix des aliments augmentent plus rapidement que les revenus et que la majorité des étudiantEs post-secondaires vivent sous le seuil de la pauvreté, il est impossible d’ignorer les problématiques de précarité alimentaire qui peuvent sévir sur le campus d’une université publique comme L’UQAM. Si on ne peut douter que plusieurs étudiantEs ne mangent pas toujours à leur faim, qu’en est-il de la qualité de la nourriture qu’il et elles consomment ? À une époque où les méfaits de l’industrie agro-alimentaire moderne sur notre santé et sur celle de notre environnement sont de plus en plus manifestes, il est aussi nécessaire de se demander comment il est possible de s’alimenter de façon santé et responsable dans la situation de précarité caractéristique des étudiantEs québecoiEs. La problématique visée ici est donc double, d’un côté, la précarité alimentaire, et de l’autre, la nécéssité de changer nos mode d’alimentation pour le bien-être de touTEs. Nous croyons que ces deux aspects peuvent être abordés du même front. En fondant notre action sur la convivialité et l’autonomie, nous pouvons aider les membres de la communauté UQAMoise à garantir leur sécurité alimentaire et adopter une alimentation éco-responsable.Ce sont là les considérations qui ont mené à la formulation de notre projet dans le cadre d’Éco-stage Katimavik. Dès nos premières recherches sur la situation, nous avons pris connaissance de l’existence de cuisines populaires destinées aux populations des campus de l’université McGill et Concordia, la People’s Potatoe et la Midnight Kitchen, respectivement. Grâce à des budgets pris à même les frais d’inscription, un accès à une cuisine et l’aide de nombreux bénévoles, ces cuisines servent plusieurs centaines de repas végétaliens gratuits chaque midi à la population universitaire depuis plusieurs années. Elles servent aussi de point de chute pour une banque alimentaire hebdomadaire. Évidemment, ce sont là le genre d’initiatives qui ne peuvent qu’améliorer la situation alimentaire des étudiants de ces deux universités et qui nous servent d’inspiration dans l’élaboration de notre propre projet.

Qu’en est-il de la situation à l’Université du Québec à Montréal, la plus grande université francophone publique du Québec ?

Depuis plusieurs années, nombreux sont ceux et celles qui ont fait pression pour la réouverture d’une cuisine désaffectée en plein pavillon central de l’université. Actuellement, un regroupement appelé le Ras-l’Bol milite pour y avoir accès et y installer une cuisine populaire, ils et elles souhaitent aussi y installer une banque alimentaire et une cuisine collective. Parmi leurs objectifs figure déjà l’idée d’éducation populaire. Malheureusement, l’administration ne reconnait pas le problème. Ils doivent donc réussir à démontrer le besoin pour un repas gratuit quotidien sur le campus et obtenir la crédibilité et le savoir-faire nécessaire pour pouvoir gérer une cuisine.

Sans vouloir réinventer la roue, ni avoir la prétention de régler tous les problèmes de précarité parmis les étudiantEs de l’UQAM, nous croyons que notre intervention est nécessaire et portera fruit parce qu’elle est encrée directement dans l’actualité du campus et qu’elle répond à un besoin de plus en plus criant. Notre association avec les membre du Ras-l’Bol ainsi qu’avec d’autres groupes et instances déjà présents sur le campus nous assure de rejoindre directement les personnes les plus susceptibles de participer à ce genre d’activité. De plus, advenant l’établissement d’une cuisine populaire à l’UQAM, nos ateliers culinaires pourront servir directement à offrir des repas de qualité préparés de façon éco-responsable par les participants eux-mêmes.

Concrètement, notre projet, intitulé “Aliment’aKtion, bien manger sans s’endetter”, prendra la forme d’une série d’ateliers et de conférences donnés par des expertEs passionnéEs et actifs dans différents domaines reliés aux questions de sécurité alimentaire et de consommation éco-responsable. De la production de Kombucha à l’agriculture urbaine, en passant par l’apiculture et l’herboristerie, nous voulons offrir aux étudiantEs de l’UQAM une variété d’activités formatrices, toutes orientées vers le développement d’une alimentation autonome, conviviale, de qualité et responsable. L’objectif principal, donner aux participantEs les moyens de prendre leur alimentation en main, pour la santé de leur corps et de leur porte-feuille, mais aussi pour celle de leur communauté et leur environnement.

Pendant tout le mois de mars, chaque jeudi à partir du 7 mars, des conférences seront présentées en marge des distributions de repas gratuits déjà entamées par le Ras-l’Bol depuis le début de l’année. Le lendemain auront lieu des ateliers plus pratiques destinés principalement aux membres du collectif mais tout de même ouverts à l’ensemble de la population de l’UQAM, selon le nombres de places disponibles. Chaque semaine aura son thème, son verbe d’action. Le première aura pour thème “Manger vivant”, la seconde, “Cuisiner santé”, alors que les deux dernières tourneront autour des actions “Cueillir” et “Faire pousser”.

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Pour des villes à échelle humaine

Noémie_bloguePar Noémie Ashby, Éco-stagiaire à Vrac Environnement, automne 2012

Je me soucie de notre environnement, autant l’environnement naturel que l’environnement bâti. Je viens d’une campagne où le contact direct avec la nature allait de soi. Je suis maintenant citadine et j’ai besoin de retrouver un certain contact avec cette nature qui semble si loin. J’ai surtout besoin d’un espace de vie à mon échelle, humaine: besoin de sentir que l’espace urbain est dédié à l’humain et non à la machine.

Nous nous sommes déconnectés de nous-mêmes (et de la terre!) dans notre course au progrès. Nous le constatons et c’est alors que nous redéfinissons cette notion de progrès. Pour moi, il s’agit aujourd’hui de se réapproprier les villes pour quelles soient vivantes et durables!

Mon stage chez Vrac environnement m’a permis de prendre contact avec le milieu de l’aménagement urbain par la participation citoyenne. Pour être vivante, la ville doit être aménagée par et pour ses résidents. Ce sont eux les mieux placés pour déterminer leurs besoins. Mon mandat était surtout axé sur des projets de transport actif. Étant moi-même une cycliste assidue, la condition des pistes cyclables à Montréal me tient fortement à cœur! Mais ce qui m’importe aussi beaucoup dans le quartier, c’est la place des piétons. Il y a quelque chose de très paradoxal dans le fait qu’il y a un manque drastique de traverses sécuritaires alors que la majorité de la population est piétonne… Or changer les choses, ça demande soit une volonté politique, soit une bonne mobilisation citoyenne!

C’est par des projets qui répondent à des besoins immédiats, comme la santé, que nous réussirons à réaménager notre ville pour lui redonner une échelle plus humaine.

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Bienvenue dans ma zone de proactivité !

Par Faïza R’Guiba, Éco-stagiaire à Action Rebuts

Action Rebuts est mon nouveau milieu de stage. Mon mandat commence du 23 septembre 2012 jusqu’au 13 décembre 2012. À propos d’Action RE-buts :

« Action RE-buts est une coalition de citoyen-ne-s organisée sous forme d’organisme à but non lucratif. Notre mission est de promouvoir les initiatives 3R (Réduction, Réemploi, Recyclage/compostage) pour une gestion écologique et économique des matières résiduelles notamment par la mise en œuvre de projets d’éducation, de sensibilisation et d’action communautaire en mettant l’accent sur la réduction à la source.»

Cet organisme reflète bien mes valeurs et correspond bien à ce que je recherche comme expérience professionnelle.

Je suis chargée de la mise en oeuvre du projet «Réduisons». La première partie consistait à l’élaboration et la conception graphique de la programmation de Montréal pour la Semaine québécoise de réduction des déchets-SQRD-2012. J’ai trouvé de nouveaux partenaires de projet (animateurs, lieux d’activité) pour enrichir notre programmation. J’ai aussi conçu la programmation, assuré la coordination et la gestion des inscriptions, créé les évènements sur les plateformes interactives, créé des bases de données et les ai mises à jour, envoyé les invitations aux élus de l’assemblée nationale pour prendre part au « Défi survivre sans emballage » dans le cadre de la SQRD-2012, créé la banderole de la séance d’ouverture (communiqué de presse du 12 octobre), animé et co-animé des ateliers (fabrication de produits ménagers écologiques / Window-Farming)

La deuxième partie est aussi stimulante que la première. Je suis en plein post-SQRD. J’ai élaboré deux sondages. Un pour les participants de la programmation de Montréal, le deuxième, plus général, pour renforcer les gestes éco-responsables. J’ai envoyé les lettres de remerciement aux participants et partenaires de projets. J’analyse les résultats des sondages pour compléter le bilan de la programmation de Montréal afin de pouvoir visualiser les enjeux et arriver à proposer une stratégie d’action pour améliorer le taux de participation pour la SQRD-2012.

À suivre..

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